J’tournes en rond

J’sais pu depuis combien de temps j’parcours le même petit  chemin, j’prends les mêmes courbes, à la même vitesse, jour après jour. Ce petit parcours confortable qui me sécurisait tellement, v’là encore pas longtemps, mais qu’aujourd’hui me donne le haut l’cœur à chaque fois que je passe et repasse sans cesse dessus. J’étais aventureuse avant, j’allais partout, mais surtout jamais aux mêmes endroits. J’parcourais ma vie à cent milles à l’heure, le pied toujours loin du frein, parce que freiner ça voulait dire me caser, pis ça c’était même pas une option. parce que tout ce que je voulais, c’était m’amuser, naïvement peut-être, mais j’m’amusais pareil. Y’avait des jours d’orages, mais ça venait avec, parce que ces jours-là bin ça me rappelait que c’était ça être libre pis que malgré tout c’était bon. J’ai roulée, un peu partout, un peu trop, jusqu’à ce que mon pied droit aie trop mal à peser sur l’accélérateur et qu’il décide qu’y fallait freiner. Y’avait besoin de stabilité, de s’arrêter pis de passer par un nouveau chemin, un qui s’userait pas avant longtemps, juste pour être sur que je pourrais toujours passer dessus. Pis c’est là que t’es arrivé, ma longue et belle route. Celle dont je pouvais pu me passer, sur laquelle je pouvais rouler over and over. elle s’est peut-être usé notre route finalement, l’asphalte commence à craquer, pis notre char, lui dérailler. On sort à chaque fois pour le réparer ensemble, jusqu’à ce qu’on l’arrange à relais, parce qu’on en a pu tant envie de toujours le réparer, notre chemin brisé. Le petit chemin commence à avoir ses failles, j’les vois grandir, j’nous vois ralentir pis les kilos de notre char qui eux atteignent leurs derniers milles. J’vais en profiter, mon amour, je te le promets. J’vais les prendre nos dernières courbes, ensemble, un peu trop nostalgique du temps où c’était encore nouveau pis beau. Pis j’vais t’aimer, jusqu’à la vieille rue où on s’est trouvés sans vraiment se chercher pis que tout à commencé. J’vais t’aimer, jusqu’à ce que je claque la portière de notre char pour aller dans l’mien, pis j’vais roulée, loin, pis vite. Mais je te promets que même dans mon miroir, quand j’vais nous voir partir au loin chacun dans nos chemins respectifs, bin j’vais t’aimer.

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